L’envolée des cours internationaux du blé depuis juin 2007, qui ont culminé à des niveaux record en septembre, est due à la fois à la contraction des disponibilités mondiales, aux niveaux de
stocks les plus bas jamais enregistrés et à la demande soutenue, selon le dernier rapport de la FAO
Perspectives de récoltes et situation alimentaire.
La hausse des prix à l’exportation, alliée à la montée en flèche des coûts du fret, font grimper
les prix du pain et des autres aliments de base dans les pays en
développement importateurs, et plus particulièrement le groupe des pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV), cause d’agitations sociales dans certaines zones, affirme le
rapport.
La facture des importations céréalières totales des PFRDV devrait augmenter considérablement pour la deuxième année consécutive, atteignant le record absolu de
28 milliards de dollars
en 2007/08, soit environ 14 pour cent de plus que le niveau élevé de la campagne précédente.
Globalement, les importations céréalières coûteront la somme record de
52 milliards de dollars aux pays en développement, selon le rapport.
Quant aux prix du maïs, ils sont nettement supérieurs à ceux de l’an dernier, en dépit de la récolte exceptionnelle de cette année, compte tenu essentiellement de la demande soutenue de
l’industrie des
biocarburants.
Stocks céréaliers à leurs plus bas niveaux
Le rapport qualifie la situation des stocks de blé de “préoccupante”. La demande soutenue associée à une augmentation insuffisante de la production cette année, en particulier parmi les
principaux pays exportateurs - qui sont aussi certains des plus gros détenteurs de stocks - devrait entraîner un prélèvement d’au moins 14 millions de tonnes dans les stocks mondiaux qui
tomberaient à
143 millions de tonnes, soit leur plus bas niveau depuis 25 ans.
Selon le rapport, 36 pays sont actuellement en situation de crise alimentaire dans le monde.
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